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Histoires personnelles

Robert

Mon épisode septicémique

Retraité mais encore actif, j'étais victime de septicémie en 2006 sans avoir pris vraiment conscience de la gravité de ce qui m'arrivait. Mis à part des frissons que j'ai mis sur le compte d'un léger état fiévreux (38'4) je ne ressentais aucune douleur et si une fatigue intense s'est installée dès les premiers jours je ne m'en suis pas inquiété plus que mesure et je l'ai attribuée à une maladie neurologique dont je souffrais depuis quelques années.

A l'époque j'étais visiteur bénévole de clinique en soins palliatifs. Je voyais bien que la plaie au mollet, contractée à la clinique à la suite d'un contact avec une des roues d'un lit d'un patient, ne se refermait pas. Ce n'est qu'après quatre ou cinq jours et sur l'insistance du personnel soignant que je me résolus à faire une prise de sang le mercredi suivant. Les résultats tombèrent dans l'après-midi et n'étaient pas très bons. Le médecin décida donc de faire une prise de sang, d'urines et des cultures le vendredi lors de mes visites.

Le vendredi après-midi, les résultats partiels tombaient, mais il fallait attendre le résultat des cultures pour peaufiner le diagnostic. Le samedi après -midi, le Directeur des Urgences, que je connais, me téléphonait pour me donner les résultats finaux et me demandait que je me fasse hospitaliser immédiatement. Dix minutes après on était aux Urgences, le médecin Directeur, qui n'était normalement pas de service, me conduisait dans une chambre qui était déjà préparée et une infirmière me posa un baxter. C'est alors qu'il m'apprit que je faisais une septicémie canon (choc septique) et qu'il s'agissait d'une question de jours si pas d'heure !

Je fus conduit le dimanche-matin au service de Médecine interne ou l'on me diagnostiqua une septicémie provoquée par un staphylocoque doré d'origine indéterminée ainsi que par une infection urinaire carabinée.

J'y passai une dizaine de jours, dans un état de faiblesse intense qui s'amenuisa au gré des jours. C'était drôle, je ne me sentais pas vraiment malade. Les baxters (Pénicilline, Cortisone et autres se succédaient à un rythme soutenu. Après dix jours, la cure étant finie, je pus rentrer à la maison. J'avais perdu huit kilos.

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