Je m'appelle Paul, je suis né en 1954. Après une carrière dans la vente, je suis à la retraite. 3 enfants et 7 petits-enfants m'occupent. Mon hobby est de fabriquer des jouets, ce qui est une coïncidence...
Au début du mois de septembre 2023, je me sentais mal depuis plusieurs jours et mon médecin généraliste m'a fait une prise de sang dont les résultats (taux d'infection) indiquaient un problème grave. Elle a pris rendez-vous pour moi à l'hôpital où je me suis rendue le vendredi, mais on m'a renvoyée en me disant "la semaine prochaine, nous allons examiner certaines choses". J'étais tout simplement malheureuse et j'avais de la fièvre depuis plusieurs jours. Le lendemain, ma compagne m'a trouvée inconsciente sur le sol et je me suis retrouvée aux urgences de l'UZA d'Edegem où, m'ont dit ma compagne et ma fille, le mot "sepsis" a été immédiatement lâché et j'ai apparemment été traité en priorité.
Je n'ai que des éloges à faire à l'équipe de l'UZA. On m'a administré des antibiotiques 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, on m'a présenté tous les équipements possibles et on m'a emmenée d'un service à l'autre pour une longue liste d'examens et de tests. Mon séjour à l'UZA a duré cinq semaines. Le voyage que j'avais réservé pour les 65 ans de ma compagne est tombé à l'eau et nous avons fini par fêter son anniversaire dans ... la cafétéria de l'UZ. Nous n'oublierons jamais cela non plus.
Je n'avais jamais entendu le mot "sepsis" auparavant, mais je sais maintenant qu'il s'agit d'une expérience terrible dont, Dieu merci, je suis sortie indemne. Je souffre encore de toutes sortes de "séquelles".
Entre-temps, j'ai rencontré d'autres malades qui, malheureusement, à cause du sepsis, doivent désormais vivre avec plusieurs amputations. Je ne peux donc absolument pas me plaindre.
Après le rapport Pano "Kwaad bloed" sur le sepsis, l'attention se porte enfin sur le sujet et il semble y avoir de la lumière dans le tunnel.
Paul